LHC Run 3 : nouvelles contraintes sur la supersymétrie et un excès mystérieux à 2,4 TeV
Les données de la collaboration ATLAS révèlent un excès d'événements à 2,4 TeV qui ne correspond à aucune particule connue. Trop tôt pour parler de nouvelle physique, mais l'enquête est ouverte.
La troisième campagne de physique du Grand Collisionneur de Hadrons (LHC) au CERN touche à sa fin avec un bilan riche. Les collaborations ATLAS et CMS ont publié leurs résultats combinés, et si la supersymétrie reste introuvable dans les régions de masse testées, un signal inattendu à 2,4 TeV suscite une vive discussion dans la communauté.
La supersymétrie aux cordes
Vingt ans de recherche intensive n'ont pas permis de trouver les superpartenaires que prédit la supersymétrie (SUSY). Run 3 ne fait pas exception : les contraintes s'étendent désormais jusqu'à des masses de gluinos de 2,6 TeV et de squarks de 2,1 TeV, repoussant encore davantage les régions compatibles avec la SUSY.
"Chaque limite que nous fixons nous apprend quelque chose", relativise le Dr. Elena Vasquez. "Si la SUSY existe mais avec des masses au-delà de notre portée actuelle, ça a des implications profondes pour la naturalité de la théorie."
L'excès qui intrigue
Plus excitant : un excès de 2,8 sigma dans le canal diphoton à une masse invariante de 2,4 TeV. Seul, il ne vaut pas grand-chose statistiquement. Mais il apparaît dans les deux détecteurs ATLAS et CMS de façon cohérente, ce qui est rare pour une fluctuation statistique.
Article passionnant ! La question de la distribution de matière noire est au cœur de ma thèse. La déviation observée par Euclid est-elle compatible avec les modèles de matière noire tiède (WDM) ?
Merci pour cet article très bien vulgarisé. Je vais l'utiliser comme support pour mes étudiants de terminale. La mise en perspective avec le modèle ΛCDM est particulièrement claire.